Dans trois jours, ce sera la fin de l’année 2019 et aussi la fin du délai que s’était fixé le président de la République pour doter le pays d’un gouvernement légitime. À l’instar des autres promesses et annonces faites par Jovenel Moïse, celle de la formation d’un gouvernement de consensus avant la fin de l’année risque de ne pas voir le jour. Où en est le chef de l’État dans ses démarches?

«Le président travaille pour arriver à la formation du gouvernement. Hier (NDLR : jeudi 26 décembre 2019), il a rencontré au Palais national les responsables des organisations politiques RDNP, KONA, les membres de l’accord de Kinam…Il n’a pas lâché prise», a fait savoir vendredi  au Nouvelliste Guichard Doré, conseiller spécial du président de la République.

À trois jours de la fin de l’année, Guichard Doré tente de mettre un bémol sur la promesse de Jovenel Moïse de former un gouvernement légitime avant la fin 2019. «Former un gouvernement c’est l’objectif, mais cela ne dépend pas seulement de la bonne volonté du président…», a-t-il reconnu. «L’important c’est de lancer le processus; il déploie des efforts en ce sens, on attend…», a-t-il avancé.

Pour aider Jovenel Moïse à respecter cette promesse, Guichard Doré avance un peu la date de la formation du gouvernement. «Je crois que la volonté aujourd’hui c’est de former un gouvernement avant la fin du mandat des députés», a-t-il annoncé. Il faut souligner que le deuxième lundi du mois de janvier 2020 marquera la fin de la 50e législature et le pays se retrouvera avec un Parlement totalement non fonctionnel.

En ce qui concerne les démarches consistant à convaincre l’opposition radicale à intégrer un gouvernement avec Jovenel Moïse à la tête du pays, Guichard Doré estime que «faire partie d’un gouvernement est avant tout une question de volonté. On ne peut forcer personne», a-t-il souligné.

Depuis ce mois de décembre, Jovenel Moïse a déjà rencontré au Palais national une délégation de la Passerelle qui lui avait remis officiellement l’accord de Marriott qui exige sa démission, les signataires de l’accord de Kinam conclu essentiellement par des organisations politiques et organisations proches du pouvoir, le secrétaire général du RDNP Éric Jean-Baptiste, le coordonnateur du KONA Joseph Lambert (…)

«Si vous voulez faire quelque chose pour le pays, il y a des gens que vous devez mettre de côté», avait déclaré le dimanche 22 décembre le président de la République lors du lancement du programme «Dialogue communautaire» au Palais national. «Ceux qui ne veulent pas se mettre de côté, j’ai pris la décision de les forcer à le faire», avait menacé le chef de l’État, soulignant qu’il y aura des accidents si on se met en travers de sa route.

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