Rues désertes et barricadées : tel était le tableau, en fin de journée, de la ville du Cap-Haïtien, la deuxième ville du pays, secouée par une nouvelle journée de manifestation et de tension, ce lundi 23 septembre 2019, a observé l’agence en ligne AlterPresse.

Sous un ciel couvert, au milieu de barricades enflammées et de détritus, éparpillés çà et là, des milliers de personnes ont, de nouveau, gagné les rues, lundi, pour réclamer la démission de Jovenel Moïse de la présidence politique et la dissolution du parlement, « un handicap pour le pays ».

Voye rele Boran pou mwen! Men Jovnèl Moyiz dappiyanp peyi an (Ndlr : Boran est un « mystère », un loa du vodou, particulièrement utilisé dans la commune du Bas Limbé) : tel était le slogan des manifestantes et manifestants, majoritairement de jeunes femmes et de jeunes hommes de toutes couches sociales.

Munis de drapeaux, de couleur noire et rouge, de pancartes, de pierres et de bouteilles, ils ont critiqué la nonchalance et l’absence de dispositions institutionnelles concrètes, face à la situation de misère et de désespoir, dans laquelle se trouve la population depuis l’avènement du régime politique, établi par le Parti haïtien tèt kale (Phtk).

Corruption caractérisée au sein du système politique, mis en place par le Phtk, contrebande systématique de biens importés de l’extérieur, insécurité généralisée, sont, aux yeux des manifestantes et manifestants, autant de méfaits marquants dans la gestion de Jovenel Moïse, qui a manifesté beaucoup d’amateurisme dans le choix, depuis février 2017, des membres de son gouvernement.

Réclamant le remplacement de Jovenel Moïse par un gouvernement de salut public, ils ont déclaré avoir ras-le-bol de l’ingérence ainsi que de la mauvaise gouvernance du pouvoir en place.

Au cours du mouvement de protestation, du lundi 23 septembre 2019, au Cap-Haïtien, les locaux du Collège Nouvel Espoir (propriété du député Jean Etienne de la circonscription du Cap-Haïtien), collège situé à la rue 14 P, ont été saccagés par les manifestantes et manifestants en colère.

Des pompes à essences, des maisons de commerce et des résidences privées ont également essuyé des jets de pierres et de bouteilles.

La circulation automobile était paralysée très tôt, dans la matinée. Des individus non identifiés ont renversé un tronc d’arbre sur la route nationale #6, coupant la communication entre Cap-Haïtien et le Nord-Est.

A l’entrée sud de la ville du Cap-Haïtien, la route en pente du Bel-Air a été inondée d’huile usagée.

C’était la panique, durant la journée du 23 septembre 2019, au Cap-Haïtien, où la plupart des activités étaient bloquées, laissant présager une troisième semaine de dysfonctionnement et de paralysie des activités scolaires dans le département du Nord.

A cause de la pénurie des produits pétroliers, l’Hôpital de la convention baptiste d’Haïti (Hcbh) situé dans la commune de Quartier Morin, se trouve dans l’impossibilité de fonctionner, indique une note de la direction de l’hôpital.

Les manifestantes et manifestants au Cap-Haïtien affirment leur détermination à poursuivre le mouvement de protestation et de mécontentement, jusqu’à provoquer la démission de Jovenel Moïse et de son équipe

Source : AlterPresse

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